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L'AVENIR RADICAL
mardi 18 décembre 2007, a 14:02
ENTRE GAUCHE LIBERALE ET DROITE SOCIALE

Le parti radical n'est pas un parti métaphorique. Il n'aime guère les termes usuels de « droite dure », « gauche molle »…Les radicaux s'attachent plus à l'oxymore, conception plus proche de l'ambivalence sociale. Disons-le ouvertement, le parti radical est un parti oxymorique. Il est à la fois la « gauche libérale » et « la droite social », et représente assez clairement le « clair-obscur » du peuple français. Un des principes philosophiques du radicalisme est la recherche de l'équilibre social, équilibre qui se fait nécessairement entre tout ce qui est contradiction, entre le « clair » et l'« obscur », entre le « social » et l'« économie », entre le « rationnel » et l'«émotionnel », entre les « idées » et les « images », entre la « nature » et la « technique ».

 

Les radicaux ont été les premiers à insister sur le fait que les masses paysannes devaient intégrer les institutions républicaines, que les campagnes devaient se confronter aux villes, et non rester cloisonner chacun de son côté : Intégration, Confrontation et Construction. Voici les trois pendants nécessaires à un équilibre social. En 1933, on pouvait déjà entendre l'attention portée sur l'espace rural : « A nous, radicaux-socialistes, qui avons toujours trouvé dans les masses terriennes les défenseurs les plus fidèles de nos idées et de nos doctrines, le même devoir qu'hier, mais plus impérieux aujourd'hui s'impose à notre action : celui de sauver de la ruine et de la misère les paysans qui nourrissent le pays et savent si héroïquement le défendre aux heures d'invasion ; celui de protéger et d'honorer notre démocratie rurale qui reste le rempart le plus solide de la République et de la Paix ».[1] Les radicaux avait donc compris la nécessité de protéger le monde rural, de continuer à le faire exister, car il est le fruit de notre attachement à la terre, au travail authentique, au plaisir d'être ensemble autour d'une bonne table, et que sans la présence et la reconnaissance de cette culture rurale, la France ne pourrait jamais trouver l'équilibre social nécessaire au bien être des français. Le ciel urbain doit pouvoir s'accorder avec la terre rurale afin de retrouver une reliance sociale et politique.


On a tendance à croire, à tort, à l'existence de la perfection. Elle n'est, après tout, qu'une chimère. Car il n'existe et n'existera jamais d'être parfait. L'être parfait étant considérer comme l'être absolument lumineux, il ne peut assurément exister, car ce ne serait plus un homme, mais un Dieu. Par contre, la perfectibilité est, à raison, une réalité que l'on peut toucher. Cette perfectibilité admet à la fois la part lumineuse et la part maudite de l'être humain. Elle cherche plus l'équilibre entre ces deux éléments que l'hégémonie de l'un ou de l'autre. Le problème de la philosophie des lumières, ou plutôt de son détournement culturel, c'est que la rationalisation de l'humanité garantirait la paix et la prospérité sociale. « La perfection révèle ses manques. Le fantasme des lumières ne peut plus masquer que l'obscur, ou le clair-obscur sont aussi, des composantes sociales ou individuelles, et que de ce fait, tel le refoulé, ils ressurgissent à nouveau, avec une force insoupçonnée ».[2] Il faut savoir, aujourd'hui, composer avec ces éléments, afin de redonner du sens à l'engagement politique et philosophique. Reconnaissons la présence d'un savoir dionysien, et apprenons à faire le lien entre la raison et l'émotion, entre l'idée et l'image, entre le contenu et le contenant.





[1] Compte rendu du congrès de 1933, p. 57.

[2] M. Maffesoli, Du Nomadisme, Paris, Livre de Poche, 1997.

Présentation
Le parti radical valoisien avec Jean-Louis Borloo incarne une nouvelle manière de vivre le radicalisme : c’est l’innovation radicale. Depuis 1945, les morts incessantes du radicalisme n’ont cessé d’être prononcées. Avec l’effondrement de la IIIème république, le parti radical a, dès lors connu, des difficultés pour assurer sa survie. Cela fait près de 40 ans que le parti lutte pour tenter d’affirmer son existence et sa présence dans le paysage politique français. Le plus vieux parti de France est, il faut l’avouer, le parti le moins populaire, le plus inexistant. Qui a déjà entendu parler de la place de Valois ? Assurément, plus personne. Ce drame postmoderne montre bien la nécessité pour le parti radical de reconquérir une certaine légitimité. C’est ce qu’avait tenté Jean-Jacques Servan-Schreiber, puis André Rossinot. Ils ont su assurer et garantir la survie du parti radical valoisien, tout en donnant une certaine impulsion de convictions politiques parmi les radicaux. Grâce à leur dévouement sans faille, nous pouvons poursuivre la construction de l’édifice radical dans cette direction. De plus, je ressens un grand plaisir de voir s’élever notre édifice aux côtés d’un homme politique qui incarne parfaitement l’esprit des grands radicaux tels que Edouard Herriot, Joseph Caillaux, ou encore Alexandre Ledru-Rollin. Cet homme n’est autre que Jean-Louis Borloo, le seul qui représente avec sincérité et humanisme le cœur du peuple français : une simplicité et une joie de vivre, une économie au service des bonnes initiatives, un logement digne pour tous, un geste écologique authentique pour garantir un avenir serein, une reconnaissance des minorités tribales chez les jeunes, un renforcement d’aide effectif et affectif auprès des personnes âgées…Avec Jean-Louis Borloo, le radicalisme, c’est l’équilibre social retrouvée.

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